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  • 24Août

    L’Origine des Prométhées

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    Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ?

    Ce sont les inévitables questions fondamentales que tout individu de l’espèce Humaine s’est posé au moins une fois dans sa vie. Qu’il en ait cherché la réponse au cœur des Sciences, de la Philosophie ou de la Religion, le résultat aura toujours été le même.

    Le néant. L’incertitude. De quoi devenir fou. Des théories incompatibles, un champ de possibilités trop vaste et quelques croyances peu fondées…

    Face à ces questions, les Humains du XX°siècle proposaient déjà des modèles décrivant l’apparition de la vie sur Terre. Parmi ces modèles, celui qui avançait la possibilité d’origines extraterrestres manquait encore de preuves flagrantes.

    Ce n’est qu’au XXVI° siècle que l’Humanité atteignit la clef de ces recherches. Des astrobiologistes purent affirmer la venue nécessairement extérieure à la Terre, de bactéries anaérobies. Ils en trouvèrent dans une météorite sombre remontée des abysses de l’océan pacifique, exploités par l’industrie. Les bactéries nichées en son cœur étaient dans un état quasi-statique. Comme si le temps ne s’exerçait plus sur elles. À l’autre bout de la planète, au même moment, des minéralogistes étudiaient le bloc inorganique le plus hyper-géométrique jamais découvert. Opaque, d’une noirceur irréelle, proche de la taille d’un building, enfoui sous des strates sablonneuses égyptiennes de plus de 4 millions d’années, mis à nu par les forages successifs d’exploitation des ressources. Ils l’appelèrent, sans la moindre hésitation, le Monolithe Primitif.

    Le lien entre ces deux découvertes fut alors une évidence : la météorite des astrobiologistes était constituée de cristaux du Monolithe Primitif des minéralogistes…

    L’humanité pensait alors toucher du doigt les clefs de sa création, et pour les plus ambitieux, celles de l’immortalité grâce à cet étrange ralentisseur de temps,pourtant impossible à pénétrer. Il fallait alors absolument sonder la zone et ouvrir des fouilles monumentales. Les plus grands diffuseurs d’informations vulgarisées et d’images captivantes s’arrachèrent alors l’exclusivité du financement de l’expédition scientifique.

    C’est donc tout naturellement au cours d’un reality-show aseptisé dans lequel quelques stars suivaient les paléontologues, que des ossements et d’étranges objets firent leur apparition. Ces derniers durent alors remettre en question les théories de la continuité nécessaire à la bipédie. Elle était erronée. En théorie, toutes les sortes de primates n’avaient toujours évolué que très lentement sur Terre. Sauf ceux à l’origine de l’Humanité. Mais le plus incroyable fut la découverte, au pied des trois grandes pyramides d’Égypte, d’ossements de dimensions supérieures semblables à ceux des plus récents humains. Plus étonnant encore, ils portaient les marques d’une bipédie bien établie et leurs crânes étaient de forme ogivale… Il n’y avait aucune erreur. Ces ossements dataient bien de la même époque que la strate contenant le monolithe, que les ossements des premiers primates… et ils n’étaient pas humains…

    Il fallait bien accepter la réalité : la bipédie ainsi que toute l’évolution intellectuelle et technique des ancêtres de l’Humanité étaient liées à ce Monolithe.

    Les interprétations de cette découverte parcoururent les continents.

    Tous les domaines se l’approprièrent.

    Les Humains étaient les enfants des étoiles pour certaines sectes. L’origine des religions venait de la vénération de ces êtres supérieurs venus sur Terre pour d’autres. Et pour les plus égocentriques, tous les maux de ce monde étaient le fait de ces extraterrestres et de leur technologie qui avait perverti leurs ancêtres. L’Humanité pensait alors détenir des réponses, et mieux encore, un moyen de se déresponsabiliser de ses penchants au pouvoir et à l’autodestruction.

    Mais…

    Une fois que le temps d’adaptation à la nouveauté fut passé, les Humains se remirent à leurs habitudes superficielles, continuèrent à se rendre dépendants de leurs modèles économiques, de leurs machines, et de leur fainéantise.

    C’est ainsi que le déclin de la culture déclencha celui de l’espèce. Entre le XXVI° siècle et le début du XXX°, le rythme de consommation de toutes les ressources naturelles excéda largement le rythme de renouvellement de ces dernières…

    Le XXX° siècle porte alors la marque de la naissance des Prométhées.

    La Grande Déchirure du début du XXX° siècle fut la division des dernières générations d’Humains. Un conflit planétaire. Les individus de la dernière génération prirent conscience que leurs vies ne dureraient pas plus d’une vingtaine d’années. Lorsqu’ils virent qu’ils étaient nés dans un monde à l’agonie, ils comprirent l’égoïsme et l’irresponsabilité de leurs aînés. Un monde où l’eau potable était devenue une légende. Où l’air pur n’existait plus que dans les livres de contes et où tous les végétaux n’étaient plus que les produits de l’industrie qui les avait tant modifiés génétiquement qu’ils ne pouvaient plus pousser par eux-mêmes…

    Les générations rebelles prirent le contrôle et décidèrent de sceller leur passé en se nommant ironiquement : « Les Prométhées ». Leur course pour la survie était enclenchée. Ces dignes descendants des Humains qui revendiquaient leur différence surent alors faire preuve d’une inhumanité effrayante. Il fallait se débarrasser des personnes âgés coupables de la situation. Des adultes qui ne se pliaient pas aux nouvelles règles, de ceux qui n’avaient aucune connaissance scientifique permettant de trouver des solutions, et de ceux qui n’étaient pas utiles à la reproduction… C’est ainsi que les individus de sexe masculin mais également les nouveaux nés et les jeunes enfants incapables de travailler intensément furent éliminés des sélections…

    Il sera toujours temps d’en faire à nouveau si la situation se rétablissait un jour…

    Toutes celles qui voulaient rester en vie devaient participer en priorité au programme de rigueur sur l’air, l’eau ou la nourriture… Elles devaient également trouver un moyen, non plus de transformer l’environnement dont l’état était irréversible, mais elles-mêmes ! Car l’adaptation naturelle d’un corps humain à cette pollution serait impossible en si peu de temps.

    Il leur était alors évident que le seul moyen permettant d’assurer leur survie était la cybernétique à outrance. Remplacer les organes qui nécessitaient des composants disparus ou rares par des éléments mécaniques et électroniques consommant et transformant des composants trop présents. Remplacer les membres et les muscles nécessitant trop d’oxygène ou encore remplacer les globules rouges par des nano-robots. Et finalement, booster l’intellect par implants pour optimiser les choix stratégiques assurant la survie. Cette voie semblait être nécessaire.

    Les premières Prométhées furent donc très rapidement des cyborgs. Comme s’il leur restait une influence de la proximité entre leurs ancêtres et les Aldéïdes dont elles soupçonnaient l’existence… Mais en moins d’une dizaine d’années, leurs corps peinaient à se satisfaire de ces modifications, et ce, malgré le cyborgation poussée à l’extrême de ses capacités. Pourtant, paradoxalement, c’est grâce à elle et à leur esprit plus éveillé qu’elles purent penser et concevoir la solution qui les sauva.

    L’exil. L’abandon de la Terre. La colonisation.

    Poussés par la nécessité de trouver rapidement une planète semblable, elles se penchèrent sur l’étude de l’origine de la météorite porteuse de vie. elles firent leur maximum pour rassembler tout ce qui avait été trouvé par leurs ancêtres. Les ossements, les outils, le Monolithe Primitif et les accès aux pyramides. elles finirent par trouver plusieurs coordonnées possibles. Par élimination, seule une exoplanète qu’ils nommèrent Olympos, en hommage à la terre des Dieux du berceau de leur culture, répondait aux multiples exigences de la colonie.

    elles laissèrent alors la Terre.

    Les plus jeunes dans l’espoir d’une nouvelle vie plus saine.

    Les plus torturées dans l’espoir d’une vie… tout court…

    Mais toutes, sans exception, quittèrent le sol avec la même peur. Celle qui tenaille jusqu’aux plus téméraires. Celle de la rencontre avec leurs probables créateurs. Sans doute des êtres de puissance qui leur avaient offert l’évolution, mais également la déchéance…

    Lorsque les Prométhées du début du XXXI° siècle achevèrent leur périple sur Olympos, elles virent une planète encore exploitable qui portait les traces récentes d’une civilisation bien plus avancée technologiquement que la leur. Une architecture pyramidale, un environnement semblable à celui de la Terre d’il y a quelques millions d’années. Pas de doute, les théories sur leurs origines étaient vérifiées. L’environnement n’était pas tout à fait idéal, mais il n’y avait aucune trace de concurrent ou de prédateur. Avec un certain soulagement, elles s’approprièrent alors Olympos et reconstruisirent, en quelques années, les mines et bâtiments nécessaires à leur expansion.

    Il leur fallut moins d’une quinzaine d’années pour mettre en place un équilibre d’une rigueur drastique entre leurs comportements et leurs connaissances de cette nouvelle nature, entre la cybernétique du corps et de l’esprit et entre leur passé et leur avenir.

    Mais leur peur profonde de perdre à nouveau leur planète inscrivit la paranoïa dans leur capital psychologique. Elles passaient alors la majorité de leurs recherches à mettre en place des systèmes de défense plus que perfectionnés. Les Prométhées les plus âgées étaient passées par de trop nombreux sacrifices pour en arriver là. Rejeter leurs aînés, éliminer leurs propres parents, leurs hommes, oublier leurs rêves et leur individualité pour se mettre au service de l’espèce. Et paradoxalement, même en se convaincant que cela avait été leur seule chance, elles le regrettaient parfois.

    Les nouvelles générations du cœur du XXXI° siècle se firent alors plus individualistes. Comme si elles compensaient le manque de leurs ancêtres. La peur guida leur instinct de préservation et leur soif de pouvoir permettant d’éviter la soumission à l’égoïsme des autres. Parcourir l’Univers sans la moindre attache en quête de survie avait été une épreuve si insupportable que les Prométhées ne sont pas prêtes à laisser encore qui que ce soit décider de leur destin à leur place…

    Qui que vous soyez, ne comptez jamais sur leur humanité. Car les Prométhées sont soumise à la peur de la mort. Et il n’y a pas plus grande force vitale que cette peur…

Discussion One Response

  1. 2 juin 2015 à 22 h 05 min

    Si il n’y a pas d’hommes alors comment font-elles pour se reproduire ? Ce n’est pas logique , elles ont décidées de se débarrasser de ceux qui ne sont pas utiles a la reproduction , les hommes ne portent pas l’enfant mais ils sont tout de même nécessaires a la conception de l’enfant . Donc si elles se débarrasses des hommes elles ne peuvent se reproduire .

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